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HISTOIRE DE FLICS par Eric TANDY

Parce qu’ils étaient plus jeunes que les supposés ténors de la scène locale, parce qu’obligatoirement ils n’avaient pas tout à fait les mêmes références musicales : les trois Flics, Bruno Lefaivre, batterie, Christian Rosset, guitare, et Lilian Picard, basse et voix (on ne va quand même pas dire chant !), étaient naturellement à part dans ce qui constituait alors « la bande de Mélodie », nommée ainsi par ceux qui s’en sentaient exclus. 

Une définition qui englobait à la fois étoiles montantes vite filantes, glandeurs, apprentis musiciens et puceaux du rock en tout genre. Tous trainant et séchant les cours à l’intérieur du fameux et (parait-il) désormais légendaire magasin de disques Mélodies Massacre, une enclave exigüe nichée dans le « centre historique » d’une ville quasiment morte – surtout après 19H ! – appelée Rouen.

Flics, formés au lycée Jeanne d’Arc (Jeanne d’Arc et Rouen c’est une vieille histoire d’amour, les feux de l’amour, même…), ne s’inspiraient pas vraiment de la culture néo-sixties ou rock’n’roll à boots pointues qui était alors très prisée dans la cité. 

Ils ne s’inscrivaient pas non plus dans la suite directe des Olivensteins, agitateurs locaux certes influents mais dont l’existence fut quand même assez éphémère.
Non, l’année même de sa formation, 1980, positionnait le trio ailleurs : en plein dans l’actualité du moment en fait. Flics et leurs morceaux, paraît-il parfois composés en seulement dix minutes, témoignaient instinctivement du punk de cette période-là, c’est-à-dire (même si on n’employait jamais le mot à l’époque), plutôt fortement marqué post que bastonnant sommairement et vulgairement. Pas de « Oi ! » ou de parodies grotesquement francisées du premier The Clash chez eux. C’était plutôt des bribes parfaitement comprises de Public Image Limited ou de Basement 5 que l’on y discernait ; des guitares qui construisaient des ambiances incisives, une basse qui se limitait bienheureusement à son simple rôle de basse, des paroles distanciées déclamées là-bas tout au fond et un battement rythmique assez spécifique qui faisait remuer d’une drôle de danse déséquilibrée leurs fans pendant les concerts.  

Ils se sont évidemment beaucoup produits à Rouen, ils se sont aussi parfois mêlés à la scène normande d’ailleurs, jouant avec Bye Bye Turbin ou City Kids. Plus tard c’est avant the Fall, Virgin Prunes ou les Meteors qu’on a pu les entendre. 

Une histoire qui a quand même duré autour cinq années avec quelques changements (Lilian Picard remplacé par Philippe « Tintin » Brossard en 1983, le groupe sortant un disque sous le nom Blameless Act chez Isolation intellectuelle/Sordide Sentimental). 

Une histoire ponctuée d’enregistrements épars que l’on retrouve enfin réunis sur cette compilation. 

S’ils s’étaient appelé Police et pas Flics peut-être que leur destin aurait été moins confidentiel, mais c’est con, le nom était déjà pris par de vieux pros du marketing pop rock dont les chansons n’avaient, elles, vraiment rien d’incisives…

Eric Tandy, juin 2020

 

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VALESKJA VALCAV vient cracher sur la tombe de Chris & Cosey

Dans la droite lignée d’Oktober Lieber, avec qui ce projet rouennais a en commun d’avoir un nom à coucher dehors et d’être piloté par DEUX FEMMES, Valeskja Valcav sert avec son premier album une musique de fin du monde, à la fois nucléaire et festive. Certains disent que cela sonne comme un concert de Throbbing Gristle à Tchernobyl.

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VOIX DE GARAGE : chronique de l’album de Mister Moonlight 20 / 09 / 2019

MISTER MOONLIGHT

The basement tapes, LP, CD

Smap Rds

Je ne vais pas vous mentir j’aime vraiment beaucoup ce groupe ! En fait pour être précis j’aime énormément ce que je connais de Mister Moonlight (et je tue le suspens immédiatement ça n’est pas ce nouvel album qui va me décevoir, au contraire) ! J’ai d’ailleurs le 1er mini album et la cassette ‘Fu Manchu years’, et ils sont toujours sur ma wantlist à chaque fois que je pars en vadrouille chez des disquaires pour compléter ma collection. 

Il y a un risque avec les reformations après un long break… disons : que le plus souvent ça pue des pieds,  mais avec Mister Moonlight il n’en est rien. Bien au contraire voici un album excellemment réussit !

De pures compos.

Une interprétation dense, précise, précieuse mais pas maniérée.

Un son clair et ciselé.

Quelque part entre Paisley Underground, la scène Indie Rock d’Athens (Géorgie) des early 80 (Guadalcanal Diary / Rem), la Jangle Pop mais joué façon Frenchy But Chic, avec cette élégance qui à caractérisait les meilleurs groupes français des années 80 (Dogs, Froggies, Batmen, Shifters, City Kids, Shredded Ermines, Chameleon’s Day, Kid Pharaon et une poignée d’autres à qui il est plus que temps de rendre justice).

Un retour gagnant, qui nous propose un formidable album qui vient remettre les pendules à l’heure ! 

Maintenant j’espère des rééditions, et d’autres nouveautés ! Au boulot les gars !!!

Mais avec ce Basement Tapes il y a de quoi se réchauffer l’âme pendant de longues années !!! https://smaprecords.fr 

https://www.youtube.com/watch?v=i0Sga7FA08c 

[Bertrand Tappaz

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MISTER MOONLIGHT : a short story …

MISTER MOONLIGHT se forme en 1986 à Rouen .
Après les prémices habituels pour un groupe débutant ( bars et premières parties locales) , le hasard des concerts les amènent à Bordeaux où la rencontre avec Kid Pharaon et le label FuManchu donne un coup d’accélérateur à leur carrière .
S’ensuivront l’enregistrement de leurs premiers disques , avec un accueil chaleureux de la presse spécialisée ( Télérama , Libération ,les Inrocks , France Inter …) , qui leur ouvrira la porte de nombreux festivals et les premières parties de groupes tel que Noir Désir , Fleshtones , Mano Negra …
Après l’enregistrement de 2 autres albums et fatigué des longues tournées , le groupe fait un break avant de se retrouver en 1994 pour l’enregistrement d’un album live .

Le groupe se reformera pour des concerts acoustiques ou à l’occasion d’événements ponctuels tel le Collectif Moonlight en 2003 afin de mettre en spectacle l’ambiance de la Factory d’Andy Warhol sur la musique du Velvet Underground …

Depuis , José , Yves et Laurent se produisaient séparément au sein de diverses formations .
En novembre 2016 , Laurent Pardo , le bassiste historique de MISTER MOONLIGHT décède et ses amis se réunissent autour de José et Yves pour un émouvant concert hommage .

2019 voit la reformation du groupe autour des inamovibles historiques accompagnés de nouveaux membres avec à la clé la sortie de l’album THE BASEMENT TAPES sur le label rouennais Smap Records .

Sortie et Release party de l’album le 20 septembre 2019  :  LE 106  /ROUEN

Prévente en ligne :

https://smaprecords.fr/boutique/produits/mister-moonlight-the-basement-tapes-prevente-vinyl/

José Butez. : Chant , guitare  / Laurent Demaretz : Guitare , choeurs  / Yves Durieu : Batterie , choeurs  / Philippe Rivallan. : Basse , choeurs